Grossesse & Soprologie/relaxation

Comment la relaxation et la sophrologie m’ont accompagné pendant ma grossesse, mon accouchement et mon post partum ?


Toute notre vie, nous cherchons à revivre notre expérience intra-utérine aquatique, contenante et chaleureuse. Cette expérience ressemble aux états de relaxation que nous pouvons expérimenter adultes. Souvent, lorsque nous faisons l’expérience de la relaxation, nous pouvons nous sentir comme dans de l’eau, flottant.e., de manière harmonieuse. Toute notre vie, nous recherchons peut-être cet état de paix et de satiété permanente par notre recherche de plaisir (prise substances, gourmandise, hormones d'ocytocyne.


Pendant ma grossesse, j’ai profité de séances avec une sophrologue pour m’apaiser.

Je pratique la sophrologie donc je me dois de m’entrainer et de parcourir ce chemin aussi. J’avais besoin de m’apaiser et de me libérer par rapport à l’aspect anxiogène du monde médical qui rappelle sans cesse les dates et les mois du calendrier alors que j’étais dans une bulle intemporelle (en plein confinement en plus !).


J’ai pu relâcher mes anxiétés et mes angoisses, en étant plus présente, apaisée.


Je me suis entrainée toute seule pour visualiser mon accouchement, visualiser le futur sereinement dans 2, 3 mois.


La richesse de la sophrologie repose sur le potentiel positif de chaque individu et se centre sur les sentiments de bonheur, d'espoir, d'appartenance et d’harmonie.


Pendant mon accouchement, j’étais présente dans ma bulle, j’étais respiration, entièrement, pendant des heures …


J’ai laissée la douleur me traverser, je ne l’ai pas fui, je ne l’ai pas affronté, j’ai compris qu’elle était nécessaire, je respirais, je me connectais à mon corps entièrement.

Fruit de nombreuses années de pratique de méditation, de relaxation, de yoga et de sophrologie, je l’avoue.


Une fois, mon enfant née, je suis restée à la maternité et j’ai ressenti une grande vague de BABY BLUES, une vague d’angoisses très forte, j’avais chaud, j’avais peur. Un boulgui boulgua d’émotions et de sensations. J’ai senti que ce n’était pas moi, mais bien une énergie puissante qui me traversait. Alors je suis sortie dans le couloir un peu, mais très peu parce que nous étions en plein covid. J’avais besoin d’air, enfermée depuis 4 jours dans ma chambre. On m'a gentiment dit de retourner dans ma chambre.


Je me suis assise face à la grande fenêtre de ma chambre d'hôpital. Ce jour là, il faisait très beau. J’ai commencé à me concentrer sur ma respiration, sur la conscience et la présence de toutes les parties de mon corps, puis de l’ensemble de mon corps. J’ai relâché toutes mes tensions négatives une à une. J’ai inspiré beaucoup de vitalité. J’ai visualisé une scène dans 1 ou 2 mois, et je me suis vue avec mon enfant et mon conjoint heureuse, j’ai pleuré de joie.


Je suis sortie de cette énorme vague de babyblues grâce à ma pratique de la sophrologie. J’ai compris que cette vague venait juste me traverser avec une énergie très puissante, elle ressemblait étrangement aux contractions pendant l’accouchement.


Le babyblues sert à renforcer l’attachement pour son enfant. C’est une période de 3 à 4 jours qui est purement naturelle. Par contre, la dépression post-partum, qui fait davantage parler d’elle depuis des années, dure des mois et peut nécessiter un soutien psychologique et médicale.


Mélodie Lutton